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25 août 2006

Management et complexité

Il me plait d'aborder la construction d'un lien entre le management et la complexité, sorte de trait d'union entre le management et les sémacartes, entre une activité professionnelle et un centre d'intérêt personnel, entre un voyage dans un pays inconnu et un des découvertes pleines de promesses, de surprises, de désillusions, d'apprentissages et de désapprentissages...

Je considère en effet le management comme une pratique au coeur de la complexité ; complexité de l'individu pris seul, complexité d'un groupe d'individus en interaction, complexité de divers groupes d'individus en interaction au sein d'un réseau, d'une structure.
La question du management pourrait être reformulée, en adoptant la sémantique de "Biologie et structure" de Henri Laborit : quelle est l'esthétique relationnelle à créer, former, entretenir, adapter, enrichir, pour que ces réseaux d'individus, eux-mêmes en mutation et évolution constante, partagent dans la durée des finalités qui conduisent à des actions qui sont efficaces pour le regroupement, la forme, l'entité constituée par ces individus, souvent réunis au sein d'une l'entreprise, une association, un service public, une famille.
Il existe diverses approches, divers niveaux de complexité, divers angles de vue à porter sur le management ; psychologie, systémique, liens sociaux, complexité, paradoxe s'enchevêtrent, se mèlent, et sont au coeur de ce sujet.
Comment qualifier la robustesse, l'éthique, l'esthétique, l'efficacité d'un management. Par rapport à quoi ?

Cette envie de m'intéresser aux techniques de management, à la psychologie, au "se connaitre soi-même", à la connaissance de l'autre, a émergée lorsqu'une évolution et de nouvelles responsabilités m'ont conduit à la situation de devoir exercer le management dans une PME, avec tous les déboires, plaisirs et difficultées que cela comporte...

Le chemin se construit, et évolue à travers les influences de Pancho, Epistémo Marketing, Absara, Agora du Management, Zone Franche, Troisième voie, Le perfologue, etc, etc.
Cette route est sinueuse entre Management situationnel, Programmation neurolinguistique, Analyse transactionnelle, Sémantique générale, etc. Nul doute que les sémacarte pourrons encore une fois m'aider à cartographier ce territoire pour qu'il me soit plus intelligible, actionnable.

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Commentaires

Le monde de l'entreprise et du management est complexe, au même qu'un grand nombre de construits humains. Sa particularité est de présenter au monde un visage d'un construit rationnel où tout est sous contrôle.
La réalité est bien différente à mon sens et les multiples échecs des plans d'actions et stratégies rationnellement formulées et présentées sont là pour le rappeler.
Je n'imagine pas possible de réaliser une cartographie exhaustive de ce territoire ; néanmoins, toute cartographie ou démarche, dépassant la simplicité de données factuelles répondant à un lien de causalité linéaire et l'idéal de l'agence rationnel, va dans le bon sens. Peut-être pouvons essayer de travailler ensemble dans ce sens. En attendant, je m'en vais lire votre dernier article.

Ecrit par : La Chouette | 31 août 2006

Je partage votre avis concernant le monde de l'entreprise.
J'ai débuté ma démarche en cartographiant quelques techniques de management (celles citées dans l'article) à partir de plusieurs blogs (eux aussi cités), mais rien de bien présentable à l'heure actuelle. C'est un travail de longue haleine et je suis novice concernant ces techniques.
Néanmoins tous les feedbacks me seront utiles.
Je suis également ouvert à toute collaboration dans ce domaine.

Ecrit par : Christophe | 31 août 2006

Flatté d'apparaître dans les "influences" :)

Je vous livre mon expérience du mindmapping. Je m'y suis intéressé il y a qq temps d'assez près. J'adore la cartographie (géographique). Et je ne suis pas loin de croire qu'un bon schéma vaut mieux qu'un long discours...

Cependant, avec le recul, j'ai dû me rendre à l'évidence que ce mode de réflexion ne me convenait pas. Je pense par phrases et non par images. Or la carte est une image, même si elle représente des relations.

Je vous raconte cela parce qu'il me semble que la sémacarte comme outil conviendra de préférence à certains tempéraments. Il faudrait sans doute affiner cela sur un plan cognitif.

En revanche il me semble qu'elle sera parfaite pour une réflexion en groupe, l'ensemble des données apparaissant aux yeux de tous.

Bien cordialement

Ecrit par : Marc | 25 septembre 2006

Merci pour ce commentaire et merci de faire partie de mes influences :-) Tout comme les sémacartes, j'ai besoin de liens et de sources d'enrichissement et de partage pour exister...

Votre commentaire me laisse penser que vous utilisez essentiellement la partie rationnelle et analytique de votre cerveau et non pas la partie associative. Il est clair que c'est une objection de fond pour la cartographie.
J'avais tendance à penser (conforté en cela par plusieurs "études" sur le sujet) que la cartographie est plutôt universelle et adaptée à tous les types de tempéraments.
Votre expérience m'indique le contraire.

Il serait intéressant d'avoir d'autres témoignages et d'approfondir votre propre témoignage si vous le souhaitez.
Vous avez en effet l'air "compatible" avec la cartographie géographique mais pas avec la cartographie d'informations ou de connaissances. Avez-vous regardé de près certaines sémacartes ? Y-a-t'il pour vous une différence de perception entre le mind mapping et les sémacartes ?

Vous concluez sur une note positive et il est vrai que la finalité des sémacartes est le partage et l'échange de connaissances au plus proche des formes cognitives. Cependant, face à un groupe où plusieurs personnes ont votre tempérament, on risque le flop :-)
Merci de m'aider à creuser ce point et bienvenu à tout autre témoignage.

Ecrit par : Christophe | 27 septembre 2006

C'est une discussion qui mériterait peut-être d'être continuée de visu, à l'occasion...

Vous opposez "analytique" et "associatif". Pour moi je choisirais le couple "visuel" et "discursif".

Si, pour rester dans le discursif, je devais relever un signifiant, ce serait: "tisser du lien", qui me semble l'activité humaine primordiale, et qui est en rapport avec les sémacartes aussi bien qu'avec les blogs, qui composent un étrange et passionnant métadiscours.

Bien cordialement

Ecrit par : Marc Traverson | 27 septembre 2006

Je me permets de m'immiscer dans le dialogue...

Marc, vous écrivez "j'ai dû me rendre à l'évidence que ce mode de réflexion ne me convenait pas. Je pense par phrases et non par images."...et ben, le mind mapping ce sont des phrases, bon un peu cul par dessus tête mais ce sont des mots...pourquoi vous parlez d'images? Certes, certains qui aiment dessiner ou croquer, ajoute des symboles, des croquis, de jolies couleurs (d'ailleurs y en a des très beaux dans le livre de buzan) mais à la base ce sont des mots, voire des phrases. En fait, ce sont des associations de mots. C'est pas vot'truc les associations, Marc?

J'ai une question de Candide, ou d'ignare, c'est selon: Christophe, qu'entendez-vous pas "esthétique", qu'est-ce que cela veut dire "l'esthétique relationnelle"? Moi, pas comprendre...

Ecrit par : Nathalie Marteau-Yarzabal | 27 septembre 2006

Je rejoins complètement le propos de Nathalie. A titre personnel, je travaille beaucoup avec des mind maps de mots afin de :
- réfléchir sur un sujet et organiser une réflexion par un jeu d'associations
- regrouper sous un A4 à garder sous les yeux les grands termes à aborder d'une réunion, d'une présentation.

Cette vision, peut-être réduite du mind map, m'apporte déjà beaucoup ; j'ai essayé avec les dessins de couleurs à la main (faits à domicile car la boîte de crayons de couleurs sur le bureau n'est pas forcément bien comprise...) ou des images informatiques ; mais cela me prend plus de temps et je reste encore peu convaincu de la plus value. A ce titre, j'ai essayé de le faire sur mon blog avec des concepts difficiles et n'ai pas toujours réussi à trouver la bonne image. De plus, je pense que les dessins choisis sont très personnels et l'outil le reste donc à ce titre. Pour s'en convaincre, il suffit d'avoir joué au pictionary ou de prendre ce libre de Buzan où certes les cartes peuvent parfois très belles mais il reste difficile de se les approprier.
Néanmoins, le début du livre présente les fondements "scientifiques" du mind map et confirme l'importance voir l'exclusivité de l'image pour laquelle le cerveau aurait plus de capacité de stockage et serait capable de générer plus d'associations.

Ecrit par : La Chouette | 27 septembre 2006

Ben si Nathalie, j'aime beaucoup les associations, et même j'en préside une... Bon, sans rire, il me semble que les cartes sont bien des images. C'est même ce qui fait leur intérêt. Elles utilisent des mots ou des phrases comme "briques", qui font sens par leur disposition spatiale.

Pour s'y retrouver il va falloir faire une sémacarte de cette discussion?

Ecrit par : Marc Traverson | 28 septembre 2006

J'adore notre discussion :-)
Pour répondre à Nathalie, j'utilise dans cette note le concept d'esthétique tel qu'il est défini par Henri Laborit dans son livre Biologie et Structure. J'ai un peu oublié le contexte dans lequel j'étais lorsque j'ai écrit cette note (il me manque ma sémacarte pour m'aider à revenir à ce contexte) mais je vais essayer de préciser tout de même. J'ai effectivement commencé une sémacarte du livre de Henri Labori qui me seraitbien utile en ce moment.
Pour ce dont je me souvient cette notion d'esthétique allie l'efficacité de l'action (non pas l'efficacité immédiate, mais une efficacité à long-terme) et la beauté, c'est à dire une structure, une forme, qui génère et procure du bonheur, de la joie.
Mon "esthétique relationnelle" serait alors l'effet efficacité/beauté que procure une rencontre et un voyage dans une sémacarte :-) qui est une structure relationnelle. Efficacité en terme d'échange et de partage de connaissances, beauté de la structure, de la forme.

Par rapport à la remarque de Marc, la distinction "analytique" et "associatif" est pour moi équivalente à celle de "visuel" et "discursif". L'analytique est chargé de décoder le discursif et l'associatif crée une sensation, une pensée et des liens avec le visuel (souvenirs, images stockées dans notre cerveau). Je n'opposerait donc pas ces deux expressions.

Cela me ferait également très plaisir de vous rencontrer. J'imagine que vous êtes tous sur Paris en général.

Ecrit par : Christophe | 28 septembre 2006

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