29 avril 2006
Le nébuloscope et le chronologue outils mémétiques ?
Je ne peux résister à la tentation de vous parler du chronologue et du nébuloscope tant ces outils m'ont paru sympathiques...
Tous deux proviennent du blog "Technologies du langage" de Jean Véronis qui a également produit les
Ces outils me paraissent très intéressants du point de vue de la mémétique, comme l'a d'ailleurs relevé Charles Mougel, pour suivre par exemple une propagation ou une réplication d'un mot/concept-idée-connaissance sur le web ainsi que pour mesurer une proximité ou distance culturelle entre plusieurs mots/concepts-idées-connaissances.
Je pense d'ailleurs utiliser ces outils régulièrement pour observer l'apparition et la propagation de néologismes sur le web.
Plutôt que de fournir des explications détaillées sur ces outils (vous les trouverez sur le blog de leur créateur), je vous propose de les découvrir à travers leur usage au cours d'une petite promenade...
Voici comment le nébuloscope voit la mémétique (l'ordre est alphabétique, la taille de chaque mot est proportionnelle aux occurrences) :
L'association mémétique-Jouxtel est flagrante mais tous les concepts importants de la mémétique sont là aussi : biologie, culture, dawkins, génétique, etc.
Mais que dit le chronologue de cette association mémétique-Jouxtel ?
On voit clairement la popularité de Pascal Jouxtel évoluer fortement suite à la sortie du livre "Comment les systèmes pondent" mais étrangement cette évolution n'est pas corrélée au terme "mémétique" ?!
Autre exemple concernant une expérience d'ingéniérie mémétique relatée il y a quelque temps concernant le néologisme wisibilité. Qu'en pense le nébuloscope ?
Charles Mougel est démasqué :-)
Le chronologue nous montre d'ailleurs que ce mot a eu un pic de popularité au moment de sa création fin 2005 et connait une vie tourmentée depuis. 
On peut poursuivre cette aventure avec la sémantique générale, autre thème du blog neocogit. Là aussi, l'effet est
saisissant. Les thèmes essentiels figurent...
15:05 Publié dans cartographies, cogitations, mémétique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note











Commentaires
Je viens juste de lire cet article et je le trouve excellent Christophe ! J'y reviendrai probablement... dès que je reprends mon blog en mains.
Continue et ne discute pas trop avec gmc car il va noyer le poisson... (°!*)
Je mets l'URL de ton blog et celui de Jean Véronis sur la page d'accueil de memetics-story. C'est trop top !
Jean-Pierre
Ecrit par : Merlin | 25 mai 2006
Merci pour ton commentaire enthousiaste Jean-Pierre :-)
Concernant les échanges avec gmc, c'est ma curiosité "naturelle" qui prend le dessus. Son point de vue est tellement radicalement différent du regard que je porte moi-même sur le monde qu'il est troublant.
C'est un peu la même sensation que j'ai eu avec la mémétique. Un changement de point de vue, un nouveau regard sur des choses "connues".
Cependant, pas question de "noyer le poisson" je n'arrive pas pour l'instant à "approfondir" avec gmc car je ressens un manque de tolérance et d'ouverture vis à vis de l'univers matérialiste que nous avons fait nôtre et malheureusement, cela nuit au dialogue et à l'échange. Je pense que le refus d'une manière de penser, de voir et d'appréhender les choses ne doit pas empêcher de contruire des liens et des passerelles entre ces divers univers.
Ecrit par : Christophe | 26 mai 2006
vous êtes gonflé, christophe, sur ce coup-là, vous attribuez vos interprétations, rien d'autre. gmc vous a posé moultes questions au cours de ces échanges, questions auxquelles vous n'avez pas répondu, vous en-a-t-il pour autant fait grief?
et à partir du moment où vous éludez sciemment vos positionnements sans vouloir regarder en face leurs incohérences, comment pouvez-vous ensuite affirmer qu'en face il y a un "manque d'ouverture"?
gmc sait penser, voir et appréhender les choses tout comme vous; la différence se joue dans ce qu'il voit, perçoit et ressent de ce que vous ne voyez, percevez et ressentez pas.
si vous voulez établir des passerelles ou des liens, faites donc le chemin et commencez par invalider vos croyances en des données fausses ou infondées, c'est le minimun pour sortir de l'intoxication mentale, vous ne trouvez pas?
Ecrit par : gmc | 26 mai 2006
Je ne sais pas si "gonflé" est le terme approprié :-) mais il est vrai que notre dialogue me laisse un sentiment mitigé car il fonctionne par oppositions et non par juxtaposition.
Je veux dire par là qu'il y a plus opposition de points de vues que complémentarité et passerelles ; chancun reste sur son point de vue, sur ses croyances.
J'ai moi aussi posé quelques questions qui sont restées sans réponse et pourtant, j'ai l'impression qu'il s'agissait de questions plus "faciles" alors que les questions de gmc demandent muturation et travail sur soi pour pouvoir y répondre. Je n'y renonce pas mais cela demande du temps... Enfin comme le temps n'existe pas, disons que cela demande un voyage intérieur...
Ecrit par : Christophe | 31 mai 2006
quelles questions sont restées sans réponse?
quand une question reste sans réponse alors qu'elle présente un intérêt certain aux yeux de celui qui la pose, généralement ce dernier la reformule; s'il ne le fait pas, c'est qu'il s'agissait d'un point mineur.
Ecrit par : gmc | 31 mai 2006
Des points mineurs qui tous ramènent à un point majeur : par exemple, les liens entre gmc et le matérialisme. Je me souviens par exemple d'une question sur l'usage par gmc de purs produits de la connaissance et de la pensée matérialiste comme l'ordinateur.
Le temps aussi : comment expliquer qu'avec des bases tellement éloignées de la réalité (le concept de temps par exemple) on peut concevoir des objets qui vivent dans la réalité.
Ecrit par : Christophe | 01 juin 2006
gmc, en tant qu'enveloppe physico-psychique, sait utiliser aussi bien que n'importe quel autre ce type d'outillage (qu'il ne considère pas comme un produit de la connaissance).
définissez ce que vous appelez réalité avant de dire que les bases sont éloignées. avez-vous une seule preuve de la réalité du temps? non, vous n'avez que des données sensorielles interprétées et déformées par le processus mental qui les valide commes réelles alors qu'il crée lui-même leur interprétation. le top des connaissances physiques occidentales indique que le temps n'est pas une donnée "réelle" et si le temps n'est pas réel, l'espace non plus...(voici une réponse faite par stephen hawking à une question sur l'origine de l'univers posée par un physicien: "the universe has a beginning in imaginary time, a direction in time that behaves like space. There is no beginning in real time, the time that you and I experience.")
voici de la logique qui ne date pas d'hier et qui parle du réel, ces deux textes proviennent de sources bouddhistes (elles pourraient être autres sans souci aucun) mais ils sont à considérer hors d'une dimension idéologique quelconque, ceci s'appelle affiner son regard, ça change notoirement de la frustre logique aristotélicienne et ça demande un positionnement intellectuel implacable, pas de place ici pour l'auto-apitoiement.
Entrée à Lankâ, X, 58 :
Les idées fictives se nourrissent
Des erreurs que suscitent les apparences.
Ces idées ne sont autres que le réel
Puisque les apparences ne sont pas des idées.
(le Soûtra de l'Entrée à Lankâ vient d'être traduit en français et sortira en juillet-août chez fayard)
LA MARCHE
Je ne marche pas entre
Le pas que je viens de faire
Et celui que je vais faire,
Qui tous deux sont immobiles.
La marche n'est-elle pas le mouvement
Qui opère entre un pas et le suivant?
Qu'est-ce qui bouge entre les deux?
Pourrais-je rester immobile en marchant?
Si je bouge quand je marche,
Cela fait deux mouvements:
L'un qui me fait bouger et l'autre mon pied --
Nous voilà deux à nous balader!
Pas de marche sans marcheur
Ni de marcheur sans marche.
Puis-je dire que les marcheurs marchent?
Ne pourrais-je pas dire qu'ils ne marchent pas?
La marche ne commence pas
Avec les pas faits ou à faire,
Ni dans l'acte même de marcher.
Où donc commence la marche?
Avant que je lève le pied,
Y a-t-il mouvement?
Un pas fait ou à venir
Où la marche commencerait?
Qu'est-ce qui s'en est allé?
Qu'est-ce qui se déplace?
Qu'est-ce qui est promis à venir?
Puis-je parler de "marcheur"
Quand jamais ne finissent la marche
Ni les pas accomplis ou à venir?
Si la marche et le marcheur ne faisaient qu'un,
Je ne pourrais pas parler d'eux séparément;
S'ils étaient différents,
Il y aurait des marcheurs qui ne marchent pas.
Ces pieds qui bougent révèlent un marcheur
Mais ils ne l'ont pas mis en route.
Il n'y avait pas de marcheur avant le départ.
Qui allait où?
Nâgârjuna, Versets jaillis du centre
Ecrit par : gmc | 02 juin 2006
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