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15 avril 2006

Le simple et le complexe

Tout ce qui est simple est faux, mais tout ce qui ne l'est pas est inutilisable.

Paul Valéry

J'ai croisé le chemin de cette citation au cours d'un séminaire de formation la semaine dernière.
Elle m'a plu immédiatement. Tout d'abord en raison de son caractère paradoxal et ensuite parce qu'elle a un rapport direct avec le blog n e o c o g i t.

"Tout ce qui est simple est faux" me ramène immédiatement au réductionnisme de Descartes ou à la pensée mutilante de Morin. Le simple, obtenu à partir du simplifié, ne peu restituer et traduire la complexité de notre monde. La mutilation apportée par la simplification rend impossible le passage au tout. Simplifier conduit à disjoindre, à cloisonner, à aveugler.

"... tout ce qui ne l'est pas est inutilisable." me ramène invariablement à la complexité, ce tissage, cet entrelacement qui est un défi à nos capacités cognitives. Notre cerveau est un produit de la complexité mais nos capacités mentales ne nous permettent pas d'appréhender naturellement la complexité à travers l'infini de ses relations et éléments.

Donc, ce qu'il y a au coeur de cette pensée de Paul Valéry ou en tout cas comme résultante de cette citation est pour moi le modèle et la démarche de modélisation. Le modèle qui simplifie mais sans conduire au simple, le modèle qui distingue et relie à nouveau pour ne pas mutiler, qui tente de rendre intelligible la complexité au cerveau humain pour la rendre utilisable et utile.

C'est dans cet esprit que les sémacartes peuvent contribuer à modéliser des idées et pensées complexes, sous une forme visuelle et graphique qui permet de solliciter en même temps les capacités associatives et rationelles de notre cerveau.

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Commentaires

vous est-il arrivé de penser que le point situé à "l'endroit" appelé "union des contraires" pouvait être atteint?

Ecrit par : gmc | 20 avril 2006

Merci pour ce commentaire.
Je crois que j'assimile ou confonds "union des contraires" avec l'acceptation du paradoxe comme "normalité" de la complexité.
Autrement dit, je pense que l'essentiel de la vie se passe justement dans cet endroit que vous appelez "union des contraires". C'est la croisée des chemins, cette bifurcation qui s'offre à nous à chaque instant, sur ce chemin aux formes fractales sur lequel nous cheminons.

Ecrit par : Christophe | 20 avril 2006

Un petite recherche sur "union des contraires" m'a conduit à cet article (http://web.org.uk/picasso/jung_article-f.html) à propos de la représentation picturale des processus psychiques et Picasso où il est question des névrosés et des schizophrènes...
Intéressante disgression.

Pour en revenir au commentaire initial, est-ce que gmc pourrait préciser ce qui l'a conduit et amené à formuler sa question sur l'"union des contraires" ? Merci.

Ecrit par : Christophe | 20 avril 2006

c'est votre citation de paul valéry (ainsi que le commentaire qui s'éveille à la suite), qui n'en est pas représentative mais tend à s'en approcher.
l'union des contraires est un point situé dans l'humain: à ce point se trouve la résolution de toutes les contradictions et de tous les paradoxes, qui ne sont tels que par le jeu des apparences et de leur interprétation névrotique.
névroses et schizophrènes sont des qualificatifs employés par le monde psycho occidental: dans ce domaine, les raisonnements sont souvent spécieux pour deux raisons majeures:
- aucun psy-.. ne sait dire ce qu'est la conscience (alors imaginez ce qu'il peut en être du subconscient supposé et de l'inconscient supposé ainsi que de toutes les théories fondées sur cette absence de base).
- aucun d'entre eux ne souhaite revenir sur le "cogito ergo sum" de descartes dont la réalité n'est pas fondée sur des bases solides et qu'il est possible d'invalider en moins de cinq minutes d'observation non laxiste.

on passera vite également sur le mythe de l'occident scientifique de "l'objectivité sans sujet"....

Ecrit par : gmc | 20 avril 2006

petit complément après lecture de l'article - intéressant - de jung: il n'a pas tort par rapport à son schéma de pensée et les CONVENTIONS en usage en psycho mais, là encore, il suffit de cinq à dix minutes d'examen pour réfuter les théories sur lesquelles il se base pour établir son diagnostic; notons au passage que les deux cas qu'il prend sont considérés, chacun dans son domaine, comme des génies par le reste de l'humanité.
s'il vous venait à l'idée de pratiquer ce genre de choses, voilà un exemple sur lequel votre avis peut être intéressant (dans votre approche des choses); voici un poème rédigé par l'individu nommé gmc (qui n'est pas schizo, rassurez-vous), c'est l'un des plus complexes, que pourriez-vous en dire, vu d'où vous êtes?

HORS ESSENCE


Pas d'essence mais quelle joie d'être dispensé
D'assumer ces représentations très fugaces
Qui jaillissent du néant pour y retourner
Sans que l'esprit n'ait à en garder une trace

Immobile mouvement de liberté totale
Calme ouragan de la folie des clairs abysses
Oeil d'un cyclone sur corps d'un cyclope royal
Typhon céleste qui caresse une mer de lys

Rien n'est dit, tout est tu
Tout est vrai, rien n'est nu

S'élancent de nulle part les confettis d'Amour
Qui retournent en spirale après mille détours
Sur la paume d'un souffle, ils illuminent d'espoir
Les aveugles aux pieds gourds qui ruminent dans le noir

Hors de la matière sur leurs chevaux de vapeur
Ils sont le cercle des pierres qui volent dans l'eau
Tels des gaz toxiques ils deviennent ombres-lueurs
Rois mimétiques pour assassinats de héros

Tout est dit, rien n'est tu
Rien n'est vrai, tout est nu

Telle une ligne droite en forme de cercle ouvert
Le temps se rétracte dans la main qui l'accueille
Pour s'en retourner ensemencer des clairières
Furtives ombres volages sur lesquelles veille un œil

Tout est dit, rien n’est cru
Qui s’en est aperçu

Ecrit par : gmc | 20 avril 2006

Merci gmc.
Quelques précisions par rapport à ces commentaires.
En ce qui me concerne j'ai remplacé le le "cogito ergo sum" de Descartes par un "je doute donc je suis" qui me convient bien mieux.
Quant à "l'objectivité sans sujet" c'est un mythe qui s'est, me semble-t'il, totalement écroulé depuis l'avènement de la mécanique quantique qui associe l'observateur et l'observé de manière forte. Ma représentation de l'objectivité est une sorte d'inter-subjectivité généralisable pour laquelle on admet un caractère d'universalité (limité à l'univers de nos sens). C'est un peu la réflexion à la base de ma note concernant la modélisation de la réalité : http://neocogit.blogspirit.com/archive/2006/04/09/ontologie-des-semacartes-6-percevoir-la-realite.html
Enfin, concernant le poème je m'accorde un peu de temps pour pouvoir m'immerger puis décrire mes sensations.

Ecrit par : Christophe | 21 avril 2006

c'est votre croyance qui vous fait dire que le mythe s'est effondré; en fait il n'en est rien, soyez attentif, vous le constaterez.

si vous avez lu les entretiens de david bohm avec jiddu krishnamurti, vous avez pu constater une chose: une homme seul, dans l'auto-observation, en sait au moins autant, si ce n'est plus que x années de "science".

la réalité observable pour la pensée est la suivante: "un processus non assujetti à la volition d'un individu supposé produit des pensées de manière automatique, mécanique et quasi-continue". en clair, la réalité n'est pas "je pense" mais "ça pense", indifféremment de vos désirs..
vous voulez tester les limites de votre supposé pouvoir sur ce phénomène, très simple: essayez d'arrêter de penser cinq minutes consécutives...là, tout de suite..........c'est fait? constat: impossible....

ceci ramène à la figure du pendu dans les tarots ou à la phrase "le soleil se lève à l'occident" dans le soufisme.

partir de présupposés non fondés et non démontrés tels que "je pense" ne conduit qu'à des impasses stériles.

Ecrit par : gmc | 21 avril 2006

J'adopte sans problème le "ça pense" comme principe de réalité. J'ai soudainement l'impression que cette piste nous rapproche beaucoup de l'approche mémétique où finalement l'être humain n'est plus source unique, centrale et créatrice de sens et d'idées mais seulement un écosystème "cérébral" permettant la propagation, sélection, mutation de mèmes bien malgré lui.
Nous sommes alors en phase avec ""ça pense", indifféremment de vos désirs..." ou plutôt, "ça peuple et occuppe mon cerveau, indifféremment de ma volonté".

Concernant krishnamurti, j'ai eu l'occasion de lire "Se libérer du connu" et il est vrai que les pensées de krishnamurti sont riches et très intéressantes. Cependant, je ne pense pas qu'il ait été complètement "seul" à l'origine de tout cela. Il est au moins profondément imprégné d'une culture Bouddhique et aura probablement eu des échanges avec d'autres penseurs comme lui. Néanmoins, la puissance de la réflexivité et de l'introspection est réellement très forte et sans doute peu ou pas assez pratiquée dans notre monde occidental dominée par les sciences "extérieures".

Ce qui nous amène naturellement à l'objectivité sans sujet où vous avez probablement raison : le mythe existe encore mais j'ai la nette impression qu'il perd inexorablement du terrain.

Ecrit par : Christophe | 22 avril 2006

voici les fondations de la "science" (le savoir) occidentale:

- aucun physicien ne sait ce qu'est la matière
- aucun biologiste ne sait ce qu'est la vie
- aucun psychologue ne sait ce qu'est la conscience
- aucun philosophe ne sait ce qu'est le sujet
- aucun anthropologue ne sait expliquer l'apparirion d'homo sapiens sapiens et de son neo cortex il y a seulement 35 000 ans (tout en prétendant que des fossiles de 4 à 6 millions d'années sont nos ancêtres).

de quoi ils parlent tous?

lisez (si pas fait) "le tao de la physique" de fritjof capra si la physique fondamentale ne vous rebute pas trop et demandez-vous pourquoi bohr, schrodinger, dirac, etc.. parlent tous comme les grands sages de l'humanité quand ils décrivent le monde de la physique quantique ("les contraires sont semblables" est la devise choisie par nils bohr lors de sa procédure d'annoblissement et son blason était le symbole du yin et du yang).

"par convention, le chaud, par convention le froid, par convention le doux, par convention l'amer, par convention la couleur, en réalité les atomes et le vide" (héraclite d'éphèse, 5ème siècle avant JC)...........il a fallu 25 siècles à la science pour le démontrer!!!!! chapeau la vitesse, non?

pour krishnamurti, plutôt l'hindouisme et le christianisme comme influences mais ceci importe peu car toutes les religions ou grands courants spirituels emmènent au même point et aux mêmes conclusions, chacun par son approche spécifique.

essayez de ne pas théoriser, la réalité n'est pas théorisable (toutes les théories sont des constructions de la pensée conditionnée, elles s'effondrent toutes pour être remplacées par d'autres): si vous êtes OK pour "ça pense" (sur le plan du raisonnement, après il vous faudra passer si vous le pouvez à l'application comportementale et ceci n'est pas une mince affaire non plus), passons à la problématique la plus ardue:
le présupposé non démontré le plus ancré est celui-ci: "je suis ce corps".

essayez de démontrer cette affirmation; afin d'aller plus vite, voici quelques éléments:
- chaque cellule d'un corps humain (il y en a des milliards dans un corps) effectue à chaque seconde 20 000 opérations; pouvez-vous prétendre contrôler cela? si oui, comment faites-vous pour ordonner à une dizaine de cellules de n'effectuer que 19 000 opérations par seconde, histoire d'économiser de l'énergie, disons?

- des expériences américaines ont démontré que le corps débutait les mouvements AVANT que l'individu ait l'idée de les effectuer en tête; croyez-vous que ceci soit en votre pouvoir?

Ecrit par : gmc | 23 avril 2006

J'ai lu et relu cette note et je dois dire que je ne sais pas exactement comment la prendre...

Vos premières affirmations sont justes, nos savants ne savents pas mais ils ont des représentations et des modèles en évolution permanente. Ces modèles doivent être intelligibles pour être communicables pour qu'ils puissent être enseignés, transmis mais on est bien d'accord, ils contiennent des représentations du monde à un moment donné, dans une culture donnée. L'important n'est pas qu'ils soient vrais.
Si bohr, schrodinger, dirac deviennent des sages, selon vos termes, c'est aussi à travers une théorie, la mécanique quantique.
Quelles sont les raisons pour ne pas essayer de théoriser la réalité ? N'est-il pas normal non plus que ces théories évoluent puis soient remplacées par d'autres. Ou est le problème ?
Cela ne me semble pas incompatible avec une vue plus intérieure, plus spirituelle. Je pense que les deux sont nécessaires et enrichissantes. Remplacer totalement l'un par l'autre et vice-versa ne me paraît pas satisfaisant non plus.

Dire que toutes les théories sont des constructions de la pensée conditionnée est vrai mais en quoi est-ce intrinsèquement mauvais ?

Ensuite, concernant l'application comportementable du "ça pense", je n'arrive plus vraiment à comprendre vers quoi démontrer l'affirmation "je suis ce corps" peut nous mener.

En tout cas, j'ai mis le "le tao de la physique" que je n'ai pas lu dans mes listes de lecture.

Ecrit par : Christophe | 23 avril 2006

christophe,
essayez de démontrer déjà cette affirmation (dont il est indiqué plus haut qu'ici elle est considéré comme infondée); suivons cet ordre si vous le voulez bien si vous souhaitez comprendre

d'autre part, regardez votre précédent commentaire: vous vous dites d'accord la veille pour "ça pense" mais en réalité votre acte est "je pense" (vous le dites).

personne n'a dit "mauvais", personne n'a dit "problème", c'est de l'implicite que vous faites dire au texte précédent.

question: à quoi cela sert-il de modéliser des représentations virtuelles n'ayant qu'un très lointain rapport avec le réel?

pour savoir ceci, il faut s'approcher au plus près du réel d'où l'intérêt de la tentative de démonstration de "je suis ce corps".

si le réel est situé au-delà des capacités cognitives de la pensée conditionnée, tous les raisonnements fragmentaires issues de cette même pensée ne peuvent y donner accès donc il est inutile qu'elle cherche à comprendre ce qui n'est pas de son registre.
la question est de savoir si vous souhaitez vous approcher du réel ou pas; si votre réponse est affirmative, reprenons à "je suis ce corps".
si votre réponse est négative, on en reste là, pas de souci.

Ecrit par : gmc | 24 avril 2006

J'ai l'impression que GMC vise au krishnamurtisme radical, tendance "Action Directe", avec revolver mental à répétition dernier modèle: Luky Luke peut aller se rhabiller ! À propos d'ombre: si c'est "ça pense", où est le problème que ça pense "Je pense" ? Joyeux labyrinthe pour les fétichistes des mots... Bon courage à GMC, il va bien finir, à force, par tirer plus vite que son n'Ombre...

Ecrit par : dominique BERTRAND | 25 avril 2006

dominique,
qui a dit qu'il y avait un problème? les impressions de la pensée mécanique ne sont représentatives que des névroses qui les propulsent.
gmc n'a pas besoin de courage, il se contente d'observer ce qui advient.

Ecrit par : gmc | 25 avril 2006

Mon problème principal réside justement dans la définition du réel ou de la réalité.
Je suis très prudent avec la réalité (http://neocogit.blogspirit.com/archive/2006/04/09/ontologie-des-semacartes-6-percevoir-la-realite.html) et ma réponse à la question "vous souhaitez vous approcher du réel ou pas" est oui. Paradoxalement, la façon pour moi d'y parvenir est justement en essayant de modéliser des représentations et en les partageant avec d'autres.
Je ne pense pas que le réel soit en dehors des capacités cognitives car ces dernières ont été construite dans une co-évolution avec le réel. Cependant je pense que nos sens et nos émotions transforment la perception que nous avons de ce réel. Pour aller plus loin, on peut alors s'aider de l'introspection (limiter les effets des émotions), des autres (limiter l'effet de la culture), d'instruments (améliorer nos sens), de modèles (partager des connaissances), etc.
Renier les modèles et leur valeur descriptive et de partage serait renier ce blog. Ca je ne suis pas pour l'instant en mesure de le faire...

Ecrit par : Christophe | 26 avril 2006

c'est une honnête réponse;
néanmoins, plus vous modélisez, plus vous sombrez dans le virtuel. Le réel n'est effectivement pas en dehors des capacités cognitives mais comment peut-on aborder ces capacités en les sclérosant à l'action unidirectionnelle du mental ou de la pensée conditionnée?
une émotion est un délire névrotique lié à une identification abusive à des composantes exogènes, un sentiment idem.
Toute la collecte des données est effectuée par les sens dont TOUTES les données sont retraitées (et interprètées et déformées) par le processus mental qui construit une virtualité qu'après vous appelerez réalité mais qui n'est en fait composée que d'images mentales n'ayant qu'un très lointain rapport avec le réel.
voyez ce qu'il en est avec "les contraires sont semblables" de nils bohr qui date déjà de plus d'un demi-siècle (en ce qui concerne la version de cette nouvelle religion appelée science, ceci avait déjà été découvert dès les premiers âges de l'humanité): aucun de vos sens n'admet cela car c'est en complète opposition avec tout le monde mental qui vous domine.
allez jeter un oeil sur les derniers textes du blog gmc (ceux d'aujourd'hui et des deux jours précédents), ils donnent un aperçu d'une micro particule de réel: demandez-vous donc comment on peut modéliser cela.
en dernier lieu, la notion d'évolution (ou de co-évolution) du réel que vous avancez ne peut être considérée comme juste que dans les limites du conditionnement mental; en dehors de cet univers virtuel, elle ne tient pas dix minutes (n'oubliez pas que le temps est une création de la pensée conditionnée aussi; en physique, on prend des tonnes de données - "le mythe de cronos" d'étienne klein - pour vous expliquer laborieusement et d'une manière monstrueusement ampoulée - qu'on n'a aucune certitude sur son existence réelle mais que les probabilités sont extraordinairement élevées pour qu'il n'ait aucune réalité).

Ecrit par : gmc | 26 avril 2006

J'admet que votre aperçu d'une micro particule de réel n'est pas modélisable en tout cas comme je l'entends, avec des sémacartes par exemple. En effet vos textes donnent la sensation d'un enchevrêtrement, d'un tissage de mots de sons, d'odeurs, de sensations et de couleurs qui mènent directement à la complexité, mais ne rapprochent pas du réel me semble-t'il.
Il a y a aussi une sensation de compliqué que l'on resset avant d'arriver au complexe dû au vocabulaire et aux mots employés qui forment une" barrière" à la lecture intuitive, barrière qui force l'interprétation et laisse du temps aux représentation pour dominer.

Ceci dit, j'ai parcouru votre blog avec un ami et je trouve cela agréable. Néanmoins, j'ai constaté que la lecture de vos textes est une activité assez "égoïste" car la lecture se fait seul et la discussion ainsi que le partage post-lecture est difficile tellement l'interprétation de chaque texte est individuelle.
Voilà mes quelques commentaires.

Pour introduire un autre sujet, connaissez-vous l'hypothèse des "champs morphiques" du biologiste Rupert Sheldrake. Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Christophe | 30 avril 2006

sheldrake est un des rares à tenter de poser la problématique d'une manière non mécanique, ce qu'il écrit trouve son apogée dans "l'âme de la nature" (albin michel).
si vous appréciez sheldrake, lisez donc "l'homme superlumineux" de régis dutheil (physicien français mort en 1998).
une des problématiques que vos (au sens global du monde de la pensée mécanique) raisonnements rencontrent, c'est la focalisation sur l'apparence individuée articulée autour des concepts "je suis ce corps" et "je pense" plutôt que "il existe une forme physique et une forme psychique et ces deux formes sont creuses et sont des réalités exogènes à ce que "je" est".
personne ne peut affirmer qu'il existe une conscience individuelle en dehors des schémas fictifs de représentation mentale. personne ne veut considérer que la conscience peut être une conscience collective et non-individuée.

votre vision sur les textes de gmc oublie quelques paramètres importants:
la sensation de compliqué n'est du qu'à vos tentatives de compréhension (incluant dans ce terme la notion de préhension ou de possession ou d'avoir) par le biais du mental conditionné (la pensée veut posséder, elle est l'essence de l'avidité articulée autour du personnage-agrégats nommé ego qu'elle a construit de toutes pièces) or ces textes se refusent à cette approche.
une expression dans un des textes résume assez bien leur approche; ces textes indiquent une "direction multiple de genèse".
La sensation de compliqué vient aussi du fait que la pensée conditionnée vous oblige à focaliser sur le sens, or ce sens est son sens à elle, un sens mécanique fonctionnant systématiquement de la même manière, l'intuition s'en trouve conditionnée: pourquoi l'humain devrait-il se limiter à trois ou quatre dimensions s'il lui est offert de pouvoir évoluer sur un registre considérablement plus élevé?
pour la notion de partage de l'analyse à plusieurs, tous ces textes remettent en question le domaine des représentations formelles et oniriques que chacun se fait (or chacun s'est construit "son" monde qui n'est pas le réel), il ne laissent aucun espace pour un observateur prétendument neutre (qui n'a jamais existé que dans les mythes scientifiques) ce qui explique vos conversations avec votre ami. De plus, chaque mot d'une langue est un concept et dix mille regards portés sur un même mot donnent dix mille concepts différents. d'où la nécessité de simplifier: pour simplifier, une seule solution est possible, sortir de l'esclavage de la pensée mécanique; pour cela, une seule méthode, l'observer et la reconnaître comme un mouvement de nature mécanique.

l'observer comme un mouvement qu'elle est, se concentrer sur la forme et le mouvement et non sur le contenu (dans ce cas de figure, le contenu n'a aucune espèce d'importance); sortir de l'intoxication mentale , en quelque sorte.

Ecrit par : gmc | 01 mai 2006

Approcher du Réel ? Cela signifie qu'il y aurait donc une distance entre moi et lui; mais en quoi cette distance peut-elle être réelle ?

Ecrit par : dominique BERTRAND | 01 mai 2006

dominique,
il n'y a aucune distance hors celle créée par les fantasmes et délires mentaux liés à la position dominante du phénomène mécanique de la pensée conditionnée.

Ecrit par : gmc | 01 mai 2006

Depuis que je lis les propositions de gmc, je me dis qu'il n'y a pas de pensée plus conditionnée que la sienne. Il a été l'objet d'un formatage en règle et il ne peut plus en sortir.
Je partage entièrement l'avis de Dominique qui dit :
>
G.M.C, c'est bien la marque qui fut donnée à un VIEUX camion tout terrain : http://www.4x4offroads.com/image-files/old-army-trucks-sept05-251.jpg
Et si G aime C, c'est sans doute un problème de neurones miroirs.

Ecrit par : Merlin | 29 mai 2006

merlin,
la pensée est conditionnée par nature, elle ne peut être aucunement autre; dire à quel point, c'est observer par exemple que tu vois des propositions dans les paroles de gmc alors que celles-ci n'en contiennent aucune mais uniquement des constats (qu'entre parenthèses personne ne se montre en mesure d'invalider, étrange, non?)

Ecrit par : gmc | 29 mai 2006

Non GMC ! La pensée est conditionnée par CULTURE, pas par nature. Le tout génétique n'est pas un conditionnement mais juste un résultat évolutif chaotique, fruit de la dialectique entre hasard et nécessité.
Ce que tu affirmes en prétendant que la pensée est "conditionnée par nature", c'est équivalent à dire que les animaux sont conditionnés dans leurs reproductions quotidiennes de gestes et d'actions instinctives. Non ! Ils sont programmés génétiquement, rien d'autre.
Je dis pour ma part que la pensée des humains est "formatée" par la pression sociale & par les pouvoirs en palce. Certains disent par "la pensée unique". Je ne suis pas loin d'adhérer à leur analyse.
Mais supposer un seul instant que TA pensée ne serait pas assujettie à une chapelle ou à des dogmes, ce serait bien intéressant, à condition de le démontrer, autrement que par ce que tu appelles des constats. (Encore faudrait-il CONSTATER avec lucidité et rigueur...) À l'impossible nul n'est tenu !

Ecrit par : Merlin | 29 mai 2006

le conditionnement commence plus tôt que cela, merlin, il commence à l'âge de deux ans- deux ans et demi quand le mouvement de la pensée lui fait s'approprier un corps sans raison autre que son avidité; avant cet âge, l'enfant ou homme naturel parle en employant la troisième personne du singulier ou sans employer de sujet (du style "machin veut" ou "veux").
d'autre part, la pensée n'est qu'un instrument de mesure en trois ou quatre dimensions, rien d'autre; si tu prenais du temps pour l'observer, tu le constaterais toi-même, il n'y a aucune créativité dans le mouvement de la pensée, uniquement un mouvement mécanique.
il t'est rappelé que seul toi parle de MA pensée ou de TA pensée, ce n'est pas le cas de gmc qui parle de la pensée, il y a une sérieuse nuance entre ces deux assertions.

ton idée d'évolution fait doucement rire, merlin, tu ne disposes d'aucune preuve de l'existence du temps, il est démontré que les hommes du néolithique sont ontologiquement les mêmes que le modèle contemporain, mais tu te gaves d'idées illusoires comme l'évolution......

une petit point concernant la CULTURE comme tu l'écris, n'oublie pas que tu appartiens à la culture occidentale, c'est-à-dire au plus grand génocideur de l'histoire de l'humanité (100 millions de morts de faim par an - 135 millions l'an dernier-, série en cours, depuis 30 ans alors que cette divine culture a les moyens de les nourrir et ne le fait pas!! gmc ne fais pas la mulitiplication pour toi, 30 fois 100 millions , ça doit être dans tes cordes, non?), essaie donc de considérer la culture dans son ensemble et non dans les facettes qui permettent à un ego de se la jouer grand seigneur (en pure perte, uniquement par vanité d'ailleurs).

n'as-tu pas trouvé la réponse à "qu'y-a-t-il de plus important à entendre dans le discours d'une femme?", cher merlin?
dans le contexte de cet échange, tu peux lui adjoindre celle-ci: "pour quelle(s) raison(s) le mâle humain est-il choisi par la femelle?". évite les histoires pour enfants du style "choix mutuel" ou autres trucs issus tout droit de la collection harlequin, regarde la réalité en face et évite de croire que l'humanité à ce stade est autre que de l'animalité névrosée par l'action mécanique de la pensée.

Ecrit par : gmc | 29 mai 2006

Je ne vais pas abuser plus longtemps de l'espace Néocogit de Christophe et répondre ailleurs, en détail, à ce comment taire qui me montre
1) À quel point tu ne connais pas les enfants et leur développement cognitif
2) Que tu ne connais pas du tout ma position sur les femmes et notamment sur le sujet du féminisme (sans jeu de mots saugrenu ou scabreux, cela va de soi)

Donc, je réponds sur http://gmc.blogspirit.com/
(Je choisirai la note qui convient, du mieux que je pourrai...)

Ecrit par : Merlin | 29 mai 2006

aucun souci,merlin, tu peux aussi envoyer un mail si cela t'est plus pratique (il doit y avoir sur le blog un texte spécifique consacré au féminisme mais il date de octobre, novembre ou décembre).
en ce qui concerne le développement cognitif de qui que ce soit, sois assuré qu'ici le positionnement est clair: le maximum des capacités cognitives d'un humain s'arrête à "je sais que je ne sais rien"; tu vois, pas la peine de se torturer les méninges pour si peu.

Ecrit par : gmc | 29 mai 2006

Il n'y a aucun abus à utiliser cet espace pour dialoguer et converser, Merlin. Il est fait pour cela.

Si vous le souhaitez, il serait intéressant de publier le lien vers lequel la suite de cette discussion va avoir lieu afin que d'autres lecteurs puissent vous suivre...

Ecrit par : Christophe | 31 mai 2006

A titre informatif
j'ai été agressée à de multiples reprises sur mon blog par le dénommé GMC , paranoïaque de premier ordre qui se prend pour un être accompli et lumineux alors qu'il n'est au fond que haine de l'autre et mépris. il se croit autorisé par sa pseudo culture livresque à donner des conseils et des ordres.

(lisez ceci lisez cela répondez etc) où qu'il passe ce pauvre type se fait assez rapidement jeter
je vous conseille vivement de ne plus lui répondre, c'est un malade mental.

Voici ce qu'il est capable d'écrire, le sage allumé: qui pour parler des femmes use du vocable "femelles"


avant d'exporter le féminisme comme il a exporté le colonialisme (avec les brillantes conséquences que l'on connait), l'occident ferait bien de faire ses comptes et de regarder le féminisme comme ce qu'il est réellement: une idéologie fasciste assimilable au nazisme, basée sur des mensonges, des omissions et des contre-vérités et fondée par le profit et l'avidité à l'exclusion de toute autre valeur.
quelques exemples (dix pages si vous en émettez le souhait viviane):

- 65 à 70% des meutres d'enfant et de la maltraitance infantile en occident sont le fait des femmes; en clair, la mère tue et maltraite plus ses enfants que tous les hommes réunis.

- naissance de la violence (toujours le même processus):

. 1er acte de violence: la non-écoute (aucune femme ne sait
répondre à la question "pourquoi les hommes font des enfants?")

. 2ème acte de violence: la non-reconnaissance (80% des femmes, alors qu'elle ne connaissent pas la réponse, nie la seule réponse possible à cette question)

. le reste (et tout le reste) n'est que conséquences logiques, rien d'autre.

au regard du comportement, des attitudes, du discours et de l'absence de dialogue des féministes occidentales, l'ensemble des atrocités subies par certaines femmes dans certains endroits ou à certaines époques est entièrement justifié (ce qui ne veut pas dire excusé).

balayez donc devant votre porte au lieu de vous gaver de discours ineptes qui ne sont fondés que par votre avidité et on en rediscute.

une femme un tant soit peu intelligente connait la réponse à la question qui suit (rien que le fait de la poser donne la réponse) qui met en relief les REELLES motivations de toutes les leaders d'expression féministe:

"autrui existe-il pour une femme quand il ne lui sert à rien?"

pour info, toutes ces choses ont été envoyées à toutes les organisations de psychopathes qui, sous couvert d'une panoplie de soi-disant "valeurs", pissent leurs névroses et leur mal-être au travers d'une guerre inutile et stérile et AUCUNE n'a envoyé l'auteur au tribunal pour propos sexistes ou diffamatoires; cela doit être par pure bonté d'âme......;-)

aucune féministe (ou assimilée) n'est capable de soutenir ce discours débile plus de dix minutes devant celui qui vous envoie cela.

quant à "les femmes se taisent par amour", il faudrait arrêter de prendre les mâles pour des neu-neu, viviane, dites-nous donc sur la base de quoi la femelle choisit le mâle (dans 100% des cas) et on en reparle après.

résultat de 30 ans de féminisme:
les femelles ont démissionné de leur rôle de mère.
l'institution familiale est anéantie.
un enfant sur deux (50%) se fait exploser la tête par la séparation de ses parents (demandée à 85% par sa mère).
tout ça au nom du profit et de l'avidité, chapeau les filles, beau résultat!!
Commentaire n° 6 posté par: gmc(site web) le 25/03/2006 - 14:53:21

...............

La suite est édifiante
ce type est dangereux
laissez le de coté, il pollue tous les blogs qu'il peut de ses poèmes nullissimes et de ses dissertations psychorigides

http://www.voyages-en-poesie.com/article-2225873-6.html#anchorComment

Ecrit par : Viviane | 11 juin 2006

chère viviane,

gmc confirme tous les éléments qui figurent dans ce texte qui ne sont d'ailleurs que des éléments factuels que tout un chacun peut vérifier sans aucun problème, éléments auxquels les féministes apposent des réponses tout à fait édifiantes sur leur niveau d'ouverture à un soi-disant dialogue:

les féministes aiment ce qu'elles appellent un "fructueux échanges d'idées", c'est-à-dire discuter avec ceux qui sont d'accord avec leur simili-thèses.
TOUS LES AUTRES sont forcément de dangereux maniaques, votre commentaire en est l'évidence même (gmc attend toujours un début de soupçon d'argumentation étayé....).

donc, chère viviane, quand vous serez capable d'invalider les faits cités ci-dessus, on pourra accorder une infime lueur d'intérêt à votre saumâtre dégoisement.
notez bien que gmc SAIT pertinemment que RIEN n'est jamais de la faute des femelles (même si depuis la nuit des temps, elles sont l'élément dominant de l'espèce)

en ce qui concerne ses poèmes nullissimes, gmc a le plaisir de vous informer qu'un éditeur publie un recueil de ses textes dans quinze jours, il vous envoie la souscription si vous le souhaitez. en tant qu'auteur des textes, gmc est mal placé pour vous en indiquer leur valeur.

Ecrit par : gmc | 11 juin 2006

Mon pauvre GMC,
cela fait un certain temps que j'ai publié aussi ...


bon courage à l'hôte de blog pour continuer ses recherches.
Il me paraissait urgentissime de remettre GMC à sa place de pseudo gourou allumé.

Ecrit par : Viviane | 12 juin 2006

viviane,
gmc, lui, n'a jamais dit que vos textes étaient nuls, il ne tire aucun mérite d'ailleurs de cette publication, il répond juste à vos infamies en constatant que, comme d'habitude, votre bouche ne sait que cracher des crapauds en guise d'argumentation.
le style fasciste par excellence, en somme, un radotage d'insultes grossières.
commencez donc par amener des éléments sérieux sur la table en lieu et place de vos infantilismes....

Ecrit par : gmc | 13 juin 2006

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