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09 avril 2006

Ontologie des sémacartes (6) - Modéliser la réalité

Finalement, la série de trois consacrée aux stéréotypes, revisités et redéfinis en métatypes par l'influence des sémacartes, n'achève pas le cycle des ontologies comme pourtant annoncé.
En effet, chemin faisant, les sémacartes m'ont amené à me poser des questions sur le concept de réalité.

Contruire une sémacarte amène, comme vous le savez sans doute déjà, à manipuler, relier et associer des concepts-idées-connaissances en utilisant toutes les associations présentées jusque là dans neocogit. Or, ces concepts-idées-connaissances proviennent de l'univers cérébral du séma-cartographe, font partie de son cerveau, des ses constructions mentales, de sa noosphère personnelle, du monde totalement subjectif. Je serais même tenté de dire, utilisant le vocabulaire acquis durant la tentative de modélisation d'un mème, qu'un concept-idée-connaissance est directement associé à un engramme. C'est donc quelque chose au départ intimement lié à un individu, à sa structure cérébrale.
Bien entendu, dans la plupart des cas, ce concept-idée-connaissance a un équivalent dans de nombreux cerveaux, et transmettre une sémacarte d'une personne à une autre permet de transmettre une idée complexe où chacun peut alors, dans un effort de lecture et d'appropriation créer des associations avec ses propres concepts-idées-connaissances déjà existants ou d'en créer de nouveaux. On est alors dans l'univers de l'inter-subjectivité, des perceptions et d'idées partagées et communes à un groupe de personnes, bien que non objectives.

Tout cela s'intègre bien avec les sémacartes et leur sémantique, telle qu'elle a été définie jusqu'alors.

J'ai cependant ressenti un manque, une absence, au moment de passer dans le monde de la réalité objective, des choses admises, non réfutables, perceptibles de la même façon par tous (je parle bien de la perception, pas de la représentation qui pourra en être faite...). Ainsi, représenter un exemple, une entité du monde réel dans les sémacartes se faisait souvent avec une note (dans laquelle figure par exemple une URL qui pointe vers un site web, entité concrète du monde réel). On peut aussi penser que la relation d'héritage, allant du plus général au plus spécialisé pouvait convenir à représenter quelque chose qui tends vers l'objectivité et surtout la réalité physique. Ce n'est pourtant pas le cas ; l'usage de l'héritage n'oblige pas à aboutir à la réalité !

Je propose donc, pour marquer ce passage, cette frontière importante entre le subjectif, l'inter-subjectif et le réel objectif d'enrichir le vocabulaire et la sémantique des sémacartes avec une notion de réalité. Cette réalité aura le sens de désigner quelque chose de réel, tangible, perceptible de l'extérieur, objectivement présent dans notre monde.
Ainsi ce passage important du monde des représentations à celui des réalités sera clairement identifié et explicite.
Il ne suffit alors plus qu'à lui donner, à lui aussi, une représentation. Ce sera bientôt chose faite.

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