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14 mars 2006
Donner de la couleur aux sémacartes
Depuis une première tentative d'utilisation de la couleur pour faciliter et "guider" la lecture des sémacartes, j'ai pris cela comme une habitude et je suis maintenant à peu près convaincu qu'il s'agit d'une bonne habitude. En effet, la coloration de concepts ou groupes de concepts m'a déjà aidé à mettre en évidence une erreur ou un défaut de sens dans une sémacarte et inversement je trouve véritablement que leur lecture s'en trouve facilitée.
De là à dire qu'une sémacarte belle est une sémacarte juste ou intelligible, il n'y a qu'un pas :-)
Cela me rappelle un passage de l'excellent Gödel, Escher, Bach de Douglas Hofstadter où Achille et la tortue imaginent pouvoir mettre en musique des propositions mathématiques en se demandant si il existe un passage entre le monde musical et le monde mathématique via lequel les propositions mathématiquement justes allaient sonner juste à l'oreille et les propositions fausses allaient être dissonantes...
Ainsi, pour revenir au sujet initial, je propose deux règles pour que la couleur devienne véritablement une nouvelle dimension pour l'expression et l'intelligibilité des sémacartes :
1) La relation d'héritage entre concepts-idées-connaissances traduit un changement du niveau d'abstraction et de représentation, d'un niveau général / abstrait à un niveau plus spécialisé / concret et vice-versa. Le principe consiste à conserver une même teinte pour la famille ainsi constituée mais à faire varier cette teinte à partir d'un ton sombre pour le concept le plus général, à un ton de plus en plus clair pour les concepts les plus spécialisés.
2) Les groupes de concepts formés par la relation d'aggrégation ou de composition ont en commun une même teinte unique. Comment peut-on définir et discerner un agrégat de concepts ? Ou se situe la frontière ? La sensibilité du séma-cartographe entre bien-entendu en jeu mais aussi le type d'associations qui relient les concepts entre-eux. Par exemple, une association simple (sans diamant noir ni diamant blanc) traduit une relation lâche, souple, favorable au changement de couleur et au passage d'un groupe de concepts à un autre, alors qu'une association avec diamant (qu'il soit noir ou blanc) traduit une relation et une dépendance forte entre les concepts, défavorable au changement de couleur.
Il s'agit en tout cas là des régles que je me propose de suivre et d'appliquer pour la construction des sémacartes. Des exemples sont par ailleurs déjà disponibles dans la bibliothèque de sémacartes.
23:20 Publié dans sémacartes (ontologie) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sémacarte, couleur










