12 mars 2006

Un modèle possible des mèmes

Cette note fait écho à cet article, "Une définition possible des mèmes"qui a récemment cité dans la liste mémétique comme une pièce fondatrice pour tenter de "définir sans ambiguité le cadre mémétique".
Alors pourquoi ne pas partir de là pour une première contribution dans ce domaine sous la forme d'une sémacarte d'un premier modèle possible des mèmes. Je rappelle que la lecture des sémacarte demande quelques pré-requis accessible dans la catégorie "sémacartes (ontologie)".

A partir de cette sémacarte, évolutive par nature, d'autres concepts pourront venir se greffer et enchirir de façon itérative ce modèle embryonnaire. Je compte en effet utiliser et mettre à profit d'autres travaux déjà effectués dans ce domaine ainsi que tous les commentaires et remarques qui pourront m'être adressés. Mon objectif est de mieux comprendre ce concept de mème et d'avoir une approche macroscopique et systémique pour le situer dans son écosystème et mieux le comprendre.

J'ai dû passer quelques heures à "digérer" la définition présente sur le site memetics-story, à m'approprier certains concepts pas évident et qui m'étaient étrangers (engramme et épigénétique par example) pour enfin arriver à un résultat satisfaisant et, je l'espère, intelligible.
C'est surtout le côté biologique des mèmes qui ressort de cette premiere sémacarte. Bonne promenade !



Sémacarte "Un modèle possible des mèmes"


Une version source (format .zuml pour Poseidon) est disponible sur simple demande.

Commentaires

Difficile de dire quelle est ma surprise à la découverte de ton blog.
TOUS les concepts que tu y développes m'intéressent depuis longtemps déjà, on va dire au travers de la notion très globale et très généralisante de complexité.
Lorsque j'ai écrit cette note qui voulait tenter d'être une possible définition de ce qu'est un mème, je ne pensais pas à autre chose qu'à la complexité biologique, environnementale, communicationnelle et pour finir à la dimension sociale du phénomène.
Le terme "engramme" est relativement ancien en neurobiologie puisque Jean-Pierre CHANGEUX l'utilisait déjà dans "L'homme neuronal" en 1983. Je trouve qu'il rend bien compte de la 'prise de pouvoir & d'espace' des mèmes sur les assemblées de neurones concernées. De même, la notion d'émergences épigénétiques liée à l'interaction entre l'environnement et le "pur génétique" est une donnée me semble-t-il fondamentale qui permet d'expliquer les exceptionnelles potentialités d'Homo sapiens.
Bref, ta sémarcarte "modèle possible des mèmes" m'intéresse et j'espère que nous pourrons rester en contact sur ce sujet... et sur d'autres.
Voir aussi : http://www.memetics-story.com/article-1510712.html

et : http://www.memetics-story.com/article-1192714.html
(La sémacarte universelle...) (°!*)

Content d'avoir trouvé un alter ego. Beaucoup de choses à dire au sujet de différents articles de ton blog.
Comment te prénommes-tu ? C'est plus facile de communiquer.
Moi c'est Jean-Pierre. J'ai 62 ans et je n'arrête jamais de chercher dans tous les sens alors que je pourrais goûter les joies d'une retraite méritée dans mon jardin ou sur la plage de la petite station balnéaire où j'habite.
@micalement,
J-P

Ecrit par : Merlin | 17 avril 2006

Bonsoir Jean-Pierre ! Je me prénomme Christophe. J'ai 35 ans et je chemine moi aussi sur le sinueux (fractal !) sentier de la complexité. Autant dire que ce chemin n'a pas de destination...
Je suis très flatté par ton message (c'est mon égo qui me dit cela). Je suis lecteur de longue date de la liste mémétique où j'ai un peu appris et apprécié à te connaître.
Je me considère encore tout à fait néophyte en ce qui concerne la mémétique, et beaucoup d'autres choses d'ailleurs, mais le point de vue mémétique m'intéresse beaucoup. Merci aussi pour ces explications complémentaires.
Je serais bien-entendu très heureux de pouvoir échanger avec toi sur tous ces thèmes.
Il se trouve par ailleurs que je suis entrain de travailler à la génération 2 de cette sémacarte "Un modèle possible des mèmes". Je suis en train de l'enrichir sur la base de cet article : http://serendip.epfl.ch/Chevilly1/2006/04/internet_laavol.html
Je serais probablement en mesure de la publier dans quelques jours. Les liens que tu m'as fourni et d'autres messages de ton blog vont me fournir de la matière pour faire évoluer cette sémacarte durant plusieurs générations encore :-)

Très content de cette rencontre. A très bientôt.

Ecrit par : Christophe | 18 avril 2006

PS : j'oubliais de dire que cet article http://www.memetics-story.com/article-1192714.html m'intéresse énormément.
J'y consacrerais sans doute une note prochainement...
Merci.

Ecrit par : Christophe | 18 avril 2006

Merci pour ce travail qui promet: cela apaise de tout voir d'un coup. Curieusement, ici, il semblerait que la sémacarte soit son propre sématerritoire, non ? C'est cela qui est est troublant, lorsque qu'on met le bout de la pensée dans les mèmes: Spiegel im Spiegel ! (le titre d'une merveilleuse composition d'Arvo Pärt). Une question naïve: pour ma part, c'est par l'oreille que je tente d'approcher la mémétique: je suis musicien. Et c'est la question psychique qui m'intéresse spécifiquement: mettre le focus sur le mouvement même de la duplication dans l'intimité de la conscience, en analyser les ressorts logiques et son économie psychique. Je tourne autour du thème du Double depuis plus de trente ans, collabore avec divers types de psys et autres thérapeutes, vient de publier un travail de recherche sur la fonction paradoxale du Double dans l'évolution de 25 siècles de musique occidentale, et, sans rien connaître alors de la mémétique, ai forgé des outils conceptuels qui semblent lui aller comme un gant. Auriez vous des pistes à suivre dans cette direction: psychologie mémétique ?

Ecrit par : BERTRAND Dominique | 25 avril 2006

nice blog, interesting themes.

Ecrit par : Michele | 25 avril 2006

J'ai l'impression qui Michele n'a prêté qu'un regard très distrait à ce blog ;-)
Je me suis demandé durant deux secondes si j'allais supprimmer ce commentaire, mais à quoi bon...

Ecrit par : Christophe | 25 avril 2006

Merci Dominique pour ce commentaire et cette première réaction sur un thème central de ce blog : la sémacarte.
Comme indiqué plus haut à Jean-Pierre, ce premier modèle va très prochainement évoluer et être enrichi.
"La sémacarte est son propre sématerritoire" : j'aime bien cette expression qui sonne juste ; elle n'est pas le territoire mais elle peut effectivement être son propre sématerritoire.
Concernant l'aspect psychique, c'est un point que je n'ai pas du tout abordé. Par contre j'ai l'intuition que la "Sémantique générale" (http://neocogit.blogspirit.com/semantique_generale/) que j'ai décourvert il y a peu pourrait donner des pistes tout à fait intéressantes.
C'est un thème très intriguant le double ! Avez-vous ententu parler des neurones miroirs ?
Que pouvez-vous me dire de plus sur cette fonction paradoxale du double ?
Merci par avance.

Ecrit par : Christophe | 25 avril 2006

Pour la soi-disant Michèle, ça fait juste partie des spams envoyés aux propriétaires de web blogs. Moi, je ne parle pas Allemand mais j'ai quand même compris de quoi il s'agissait. (°!*) Pas grave !
S'agissant de Dominique, j'ai quelques idées sur la transmission des mèmes de la musique (mots, phrases ou tonalités sensibles) et quant au thème du double, en effet les neurones-miroirs peuvent le faire rebondir, aussi bien en invoquant le "Je est un autre" de Rimbaud qu'en recherchant systématiquement le mimétisme d'attitudes, de mots, de comportements ou d'aspect. Notre jeunesse actuelle en est très friande.
Neurones-miroirs dites-nous lequel de nous tous est le plus beau, marche sur l'eau et imite le chant des oiseaux, siou plaît ?

http://www.lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_10/d_10_cl/d_10_cl_lan/d_10_cl_lan.html

Il y a aussi le double consécutif au split brain, la double perception. Quand le corps calleux a été sectionné par un neuro-chirurgien. Je ne sais pas si "le double" est propre à la musique occidentale mais je pense que le double (en général) est une conséquence du fait que nous possédons deux cerveaux qui n'ont pas les mêmes particularités. En musique et en mathématiques, c'est patent.
PS : J'écoute tout le temps de la musique.

Ecrit par : Merlin | 25 avril 2006

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