19 février 2006
Une nouvelle sémacarte : stratégie d'entreprise
Je vous propose de découvrir et d'explorer une nouvelle sémacarte.
Il s'agit cette fois d'éclairer et de rendre intelligible un certain nombre de concepts liés à la stratégie d'entreprise. Ce thème peut sembler un peu abstrait, voire austère pour ceux qui sont étrangers à ce domaine mais l'un de mes fantasmes étant qu'une sémacarte soit une sorte de méta-langage sémantique qui peut servir à rendre intelligible toute idée, toute connaissance, tout concept, quel que soit son domaine d'appartenance ; il n'est donc pas question de mettre des gardes-fous ou faire une sélection a priori. Nous sommes des voyageurs de l'esprit et nous aimons marcher... ;-)
De plus, j'ai pour la première fois essayé l'usage de la couleur pour faciliter et "guider" la lecture des sémacartes. Ainsi, j'ai essayé d'appliquer deux règles pour que la couleur devienne véritablement une nouvelle dimension pour l'expression de la sémacarte :
1) la relation d'héritage entre concepts conserve une même teinte mais cette teinte varie du plus clair pour le concept le plus abstrait, le plus général, au plus sombre pour les concepts les plus spécialisés, les plus concrets.
2) les groupes ou agrégats de concepts partagent la même teinte. Comment peut-on définir et discerner un agrégat de concepts ? C'est selon la sensibilité du séma-cartographe mais aussi selon le type d'associations qui relient les concepts entre-eux. Par exemple, une association simple traduit une relation lâche, souple, favorable au changement de couleur et au passage d'un agrégat à un autre, alors qu'une association avec diamant (qu'il soit noir ou blanc) traduit une relation et une dépendance forte entre les concepts, défavorable au changement de couleur.
Ce qui m'intéresse beaucoup, c'est de savoir si l'usage de la couleur est un véritable apport, une réelle valeur ajoutée pour les sémacartes et si il doit être généralisé ?! Tout avis est précieux.
Le mieux est donc de consulter cette sémacarte pour se faire une opinion.

Stratégie d'entreprise
Enfin, un dernier mot concernant l'usage de cette sémacarte. Elle dicerne et met en relation un certain nombre de concepts qui font partie du langage de ceux qui pratiquent l'étude d'entreprise et la stratégie d'entreprise. Une appropriation de la sémacarte peut donc permettre de mieux comprendre et dialoguer avec ces derniers et surtout d'acquérir un nouveau point de vue et un nouveau regard, voire une introduction, à cette discipline.
Cette sémacarte (et toute les autres) constituent donc en quelque sorte un macroscope ou filtre systémique des connaissances, à la manière du macroscope de Joël de Rosnay.
Son rôle ?
Donner quelques clés de compréhension de base, dicerner les concepts pertinents d'un domaine ainsi que les inter-relations entre ces concepts afin de construire un premier modèle cognitif dans le cerveau de celui qui s'imprègne de la sémacarte...
16:20 Publié dans management et entreprise, sémacartes (bibliothèque) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sémacarte, stratégie, entreprise, environnement, client, segmentation, management
16 février 2006
Mutations et phénotypes de "Viagra"
Viagra
v|agR@
V1@GRA
V1@GRa
viagrga
VIAGDRA
Víagra
viagr4
Vi@gr@
v1AgR@
via .gra
Vi -agra
Vkiagra
v|@Gra
Vaigra
V*I*A*G*R*A, V*i*a*g*r*a
(vi)-(agra)
V--i--a--g--r--a
Vi.ag.ra
Cette suite de mots montre les mutations subies par le concept "Viagra" dans les message de courrier électronique de type SPAM.
Cela illustre une évolution rapide et brutale sous la contrainte d'un environnement très sélectif : les logiciels de détections de SPAM qui éliminent sans pitié un message dans lequel le concept "Viagra" est repéré. Il devient donc indispensable pour ce pauvre Viagra de pouvoir changer souvent de forme, de phénotype, tout en conservant son sens, sous peine de se voir éliminé...
16:45 Publié dans cogitations, mémétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : viagra
12 février 2006
Cadeau "mémétique"
En parcourant aujourd'hui le blog de Pascal Jouxtel, j'ai découvert ce message, qui m'a conduit sur le site Next Modernity.
Là, je suis resté "scotché" par cette ressource qui publie interviews d'auteurs et résumés à propos d'ouvrages qui sont soit des livres fondateurs pour moi, soit des livres que je souhaite lire, soit des livres inconnus. C'est véritablement excitant ! :-)
Next Modernity a donc gagné sa place dans la rubrique de liens "Reliances" ci-contre et j'ai ai fait ma bibliothèque de quartier. Je vous encourage vivement a aller y faire un petit tour...
16:00 Publié dans cogitations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 février 2006
Sémacarte et sens de "formaliser"
Laurent, un collègue de travail que j'apprécie beaucoup, a mis en équivalence ma propension (presqu'une frénésie !) à tout vouloir modéliser avec des sémacartes (il faudra que je publie une photo des murs de mon bureau -- à la maison ce serait pire si j'étais le seul à décider de l'état des murs) avec une envie à tout vouloir formaliser ou plutôt avec un plaisir à formaliser.
Cela m'a fait un peu tiquer. Pourquoi ?
En fait, je crois que je n'aime pas trop ce mot "formaliser".
Sans doute à cause des connotations de rigidité et d'austérité, ou d'absence de plaisir et d'intelligence que je lui associe.
J'ai des souvenirs de logique formelle, logique des prédicats et autres monstres austères que je n'ai pas du tout envie d'associer aux sémacartes et au processus de modélisation qui en permet la génèse.
Pour moi la sémacarte est l'antithèse de la rigidité et de l'austérité. C'est de la pâte à modeler, quelque chose qui vit, quelque chose en évolution constante, et surtout du plaisir ! C'est quelque chose qui permet de s'imprégner d'idées complexes, de se les approprier, de les faire vivre et grandir, de les échanger. Une plongée en apnée dans le monde des concepts de son propre cerveau.
Donc associer cela à un froid processus de formalisation ne me plait pas. Mais bon, ceci n'est que ma propre perception.
De plus, je crois que "forme" est trop présent dans ce mot "formaliser". La sémacarte est un mélange de fond et de forme, là où l'acte de formaliser se préoccuppe surtout de la forme et du formalisme.
Je souhaite au contraire que la proccupation du formalisme ne soit pas omniprésente mais qu'elle reste essentiellement un moyen souple au service de celui qui construit une sémacarte...
Voilà, le débat est ouvert :-)
22:55 Publié dans cogitations, sémacartes (ontologie) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sémacarte, concept map, uml, idée, complexe
02 février 2006
Ontologie des sémacartes (2) - Les reliances
Bien, après la publication d'une première sémacarte, à titre d'exemple, reprenons (voir "Ontologie des sémacartes") les explications à propos des éléments qui composent ces dernières. Ainsi, pour relier des concepts-idées-connaissances entre eux et donc créer des reliances, des structures, on dispose de deux familles de liens :
A. l'association
B. l'héritage
A.
L'association, comme son nom l'indique, permet d'associer et de relier deux concepts entre-eux. Ce lien est bidirectionnel, symétrique et donc équilibré. Il peut bien entendu être nommé et réfléchir à une description des associations est une bonne pratique de construction des sémacartes. Cette description doit être soigneusement choisie et réfléchie pour permettre d'éclairer la nature de l'association et d'en préciser le sens. Voici un premier exemple qui nous apprend que Simon s'amuse à faire un puzzle :
Pour préciser encore plus les choses, il est possible de nommer les extrémités de l'association de façon à préciser le rôle d'un concept-idée-connaissance vis à vis de l'autre. Ainsi, sur l'image suivante les rôles ont été précisés :
B.
L'héritage permet de relier les concepts-idées-connaissances selon une toute autre direction qui est la généralisation ou la spécialisation, selon le sens de parcours. Ce lien permet de constituer des familles, des regroupement mais permet également de faire des sauts de point de vue, des niveaux d'abstraction différents. Bien entendu, ce lien peut également être nommé en précisant quelle est la caractéristique distinctives entre les deux éléments liés.
Ainsi, le shéma suivant reprend l'exemple précédent et l'enrichi avec un nouveau concept (la pièce) mais on voit surtout apparaitre une relation d'héritage entre le concept d'enfant (plus général) et celui d'individu (Simon). Par ailleurs le "stickyman" ou bonhomme filaire ainsi que la note,tous deux couramment utilisés, font également leur apparition :
Le stickyman représente un "concept actif" ou acteur qui se caractérise par une autonomie d'action et de décision. Très souvent ce symbole est utilisé pour représenter un humain, mais pas exclusivement.
La note, rectangle jaune avec un coin corné, quand à elle, permet d'apporter toute précision jugée utile par le cartographe pour rendre sa sémacarte plus intelligible.
Enfin pour conclure ce premier aperçu du langage de construction des sémacartes (qui, je le rappelle, est d'inspiration directe du langage de modélisation UML) voici une image complète où l'on apprend que Simon jouait en fait avec des morceaux de papier déchirés provenant d'une feuille de notes (peut-être une sémacarte !) de son papa.
Avec ces exemples on a couvert l'essentiel de ce qui est nécessaire de connaître pour pouvoir créer ses propres sémacartes !
Une dernière précision, vous aurez probablement noté que "Espèce Humaine" est écrit en italique. Cela signifie que l'on a affaire à un concept purement abstrait, qui sert essentiellement à des fins de classification et qui n'a pas vocation à "exister".
22:15 Publié dans sémacartes (ontologie) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sémacarte














