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02 février 2006

Ontologie des sémacartes (2) - Les reliances

Bien, après la publication d'une première sémacarte, à titre d'exemple, reprenons (voir "Ontologie des sémacartes") les explications à propos des éléments qui composent ces dernières. Ainsi, pour relier des concepts-idées-connaissances entre eux et donc créer des reliances, des structures, on dispose de deux familles de liens :

A. l'association
B. l'héritage

A.
L'association, comme son nom l'indique, permet d'associer et de relier deux concepts entre-eux. Ce lien est bidirectionnel, symétrique et donc équilibré. Il peut bien entendu être nommé et réfléchir à une description des associations est une bonne pratique de construction des sémacartes. Cette description doit être soigneusement choisie et réfléchie pour permettre d'éclairer la nature de l'association et d'en préciser le sens. Voici un premier exemple qui nous apprend que Simon s'amuse à faire un puzzle :

medium_ontologie-exemple1.4.png


Pour préciser encore plus les choses, il est possible de nommer les extrémités de l'association de façon à préciser le rôle d'un concept-idée-connaissance vis à vis de l'autre. Ainsi, sur l'image suivante les rôles ont été précisés :
medium_ontologie-exemple2.png


B.
L'héritage permet de relier les concepts-idées-connaissances selon une toute autre direction qui est la généralisation ou la spécialisation, selon le sens de parcours. Ce lien permet de constituer des familles, des regroupement mais permet également de faire des sauts de point de vue, des niveaux d'abstraction différents. Bien entendu, ce lien peut également être nommé en précisant quelle est la caractéristique distinctives entre les deux éléments liés.
Ainsi, le shéma suivant reprend l'exemple précédent et l'enrichi avec un nouveau concept (la pièce) mais on voit surtout apparaitre une relation d'héritage entre le concept d'enfant (plus général) et celui d'individu (Simon). Par ailleurs le "stickyman" ou bonhomme filaire ainsi que la note,tous deux couramment utilisés, font également leur apparition :
medium_ontologie-exemple3.png

Le stickyman représente un "concept actif" ou acteur qui se caractérise par une autonomie d'action et de décision. Très souvent ce symbole est utilisé pour représenter un humain, mais pas exclusivement.
La note, rectangle jaune avec un coin corné, quand à elle, permet d'apporter toute précision jugée utile par le cartographe pour rendre sa sémacarte plus intelligible.

Enfin pour conclure ce premier aperçu du langage de construction des sémacartes (qui, je le rappelle, est d'inspiration directe du langage de modélisation UML) voici une image complète où l'on apprend que Simon jouait en fait avec des morceaux de papier déchirés provenant d'une feuille de notes (peut-être une sémacarte !) de son papa.
medium_ontologie-exemple4.png


Avec ces exemples on a couvert l'essentiel de ce qui est nécessaire de connaître pour pouvoir créer ses propres sémacartes !
Une dernière précision, vous aurez probablement noté que "Espèce Humaine" est écrit en italique. Cela signifie que l'on a affaire à un concept purement abstrait, qui sert essentiellement à des fins de classification et qui n'a pas vocation à "exister".

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Commentaires

Bonjour

Le concept de sémacarte me semble très intéressant. Je rejoins cependant une réflexion émise par Nathalie Marteau-Yarzabal (1ère sémacarte - Les inventeurs de maladie): "...je me suis dit que le schéma que vous aviez réalisé commençait à être sacrément touffu...". Cependant, ce type de schéma reste à ma connaissance le meilleur moyen de transmettre des concepts, des connaissances, ou de faire un résumé...

Pour ceux qui voudaient éventuellement réaliser une sémacarte, il me semble utile de signaler que celles que vous exposez sont réalisées avec le logiciel "Poseidon" (http://wpetrus.developpez.com/uml/poseidon/) dont une version gratuite est téléchargeable à l'adresse http://www.gentleware.com/downloadcenter.0.html.

Ecrit par : Jacques | 02 octobre 2006

C'est vrai que la sémacarte en question est touffue, mais cela ne fait que reflèter la quantité et la multiplicité des lien qui existent et sont décrits dans l'ouvrage. Que pensez-vous des autres sémacartes accessibles depuis ce blog ?
Vous dites "ce type de schéma reste à ma connaissance le meilleur moyen de transmettre des concepts, des connaissances, ou de faire un résumé...". Auriez-vous une pratique similaire ou approchante ? Auriez-vous des cartes à mettre à disposition ?

Je confirme que c'est bien Poseidon que j'utilise (http://neocogit.blogspirit.com/archive/2006/09/09/les-decisions-absurdes.html#comments) et que la difficulté de sa prise en main reste à mon sens un obstacle à la réalisation de sémacartes.

Ecrit par : Christophe | 02 octobre 2006

Ma pratique reste actuellement purement informatique (utilisation d'UML pour modéliser une application). Cependant, il faut également prendre en compte de nombreuses approches/discussions utilisant plus ou moins des croquis non formalisés, dans le cadre de l'adage "une image vaut toutes explications" (ou quelque chose comme celà). En effet, on fait probablement beaucoup de sémacartes comme Mr Jourdain fait de la prose...
Je n'ai donc pas de cartes à mettre à disposition, mais j'avais (et j'ai toujours) le projet d'utiliser la systémique pour approcher le problème des RTT. Ce problème a fait couler beaucoup d'encre et suscité pas mal de commentaires, mais il ne me semble pas que l'on ait vraiment étudié ni le contexte, ni les attentes des différents acteurs (état, entreprises, employés), ni les relations existant entre ces acteurs. On n'a abordé ce problème que par le petit bout d'une lorgnette.
Aussi, je voulais essayer de voir comment la problématique pourrait évoluer à la lumière de la systémique, en tant qu'[bold]exercice[bold]. Une sémacarte est un bon outils pour établir un ou des modèles de ce problème, des solutions propososées, et peut-être des solutions non proposées en élargissant le contexte tout en précisant un ou des objectifs.
J'espère que ce projet ne restera pas véléitaire et vous tiendrais au courant si une amorce d'exécution en voit le jour. Et naturellement, je serais enchanté si d'autres personnes voulaient participer à celui-ci, en restant dans le cadre d'un exercice de style.

Ecrit par : Jacques | 02 octobre 2006

Entièrement d'accord avec votre premier point. Le néologisme "sémacarte" permet de cristalliser le concept et le rendre plus facilement communicable. C'est aussi très important de sortir du monde de l'IT, un monde bien barbare aux yeux de beaucoup.
Au fur et à mesure cependant, les sémacartes ont évolué à partir de leurs bases UML avec l'usage de la couleur (http://neocogit.blogspirit.com/archive/2006/03/14/donner-de-la-couleur-aux-semacartes.html), le "détournement" des dépendances de type réalisation (http://neocogit.blogspirit.com/archive/2006/04/09/ontologie-des-semacartes-6-percevoir-la-realite.html)et je ne compte pas en rester là :-)

Votre projet RTT a l'air très intéressant ! C'est le type de problématique où les acteurs sont nombreux, leurs attentes peu lisibles, et les liens entre eux ont une grande importance. Je suis tout à fait prêt à une participation lorsque vous souhaiterez démarrer.

Ecrit par : Christophe | 02 octobre 2006

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