28 janvier 2006

Première sémacarte : "Les inventeurs de maladies"

Bon, histoire de peut-être susciter les premiers commentaires, mais aussi pour répondre à la demande de mon ami Jérôme, je me jette à l'eau vous propose de découvrir une première sémacarte.
En effet, j'ai eu l'occasion hier soir, de faire découvrir à mon ami Jérôme le principe des sémacartes. Je dois dire que l'intérêt qu'il a manifesté m'a beaucoup encouragé ! L'enthousiasme de ces instants de découverte et d'échange nous a conduit à réserver les noms de domaine semacarte.net, semacarte.com et semacarte.fr pour un usage futur si, qui sait :-), cette initiative prenait de l'ampleur, si ce "mème" parvenait à coloniser un grand nombre de cerveaux :-).

Une simple petite mise en garde avant de mettre cette sémarcarte entre vos mains : comme toute carte, il n'y pas de point d'entrée et la lecture peut commencer à n'importe quel endroit, ce qui peut être perturbant.
Comme toute carte également, il faut bien garder à l'esprit que la carte n'est pas le terrain (ou bien, la carte n'est pas le territoire) et que les idées, concepts et connaissances qui s'y déploient ne reflètent en aucun cas un point de vue qui serait objectif (une belle utopie) mais reflètent plutôt le point de vue de son auteur, son contexte et son propre niveau de connaissance des concepts qu'il y a déposé.

Ces cartes sont par nature évolutives et inachevées.

Quelques derniers mots concernant cette première sémacarte : il s'agit de la synthèse du livre "Les inventeurs de maladies" de Jörg Blech, un journaliste scientifique allemand. Le livre est sous-titré "Manoeuvre et manipulations de l'industrie pharmaceutique". J'en suis à la page 48 (sur 266). Je m'efforce par ailleurs de retranscrire les idées de l'auteur et non pas les miennes. J'ai bien fait quelques rajouts perso mais ceux-ci sont mineurs et ne transforment en rien le contenu du livre.


Sémacarte du livre "Les inventeurs de maladies"



Sémacarte du livre "Les inventeurs de maladies" (fichier source Poseidon)

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Trackback par : Work at home scams. | 30 avril 2008

Commentaires

J'ai creusé (un peu) ce concept de semacarte dont vous parlez dans un de vos commentaires sur mon blog. J'ai commencé par visualiser celui que vous avez commencé sur le livre "Les inventeurs de maladie". Le schéma que j'ai vu m'a tout de suite fait penser au mind mapping (réalisé sur PC) et à l'UML. J'ai vu plus tard, dans une autre notre que vous avez écrite, que justement vous utilisiez l'UML comme langage de modélisation! Ah, j'ai de beau reste!
Et puis je me suis dit que le schéma que vous aviez réalisé commençait à être sacrément touffu alors que vous n'en étiez qu'à la quarante-huitième page! Avez-vous fini le bouquin et la sémacarte correspondante? Si oui, est-elle lisible? Il est vrai que la semacarte sur le livre donne rapidement une idée (sur certains points horrifiante) de ce qui est raconté dans ce livre. Ce qui, comme vous le mentionnez, peut faciliter le partage de la connaissance.

Ecrit par : Nathalie Marteau-Yarzabal | 26 septembre 2006

J'apprécie votre commentaire qui est un commentaire de fond (j'entend par là la réaction de quelqu'un qui s'est plongé dans une sémacarte), ce qui n'est pas si courant.

Concernant les sémacartes, il est exact qu'elles s'inspirent d'UML. La rubrique "ontologie" (http://neocogit.blogspirit.com/semacartes_ontologie_/) propose une genèse des sémacartes où cette filiation avec UML apparait.

Petit curiosité : dans quel contexte avez-vous été amener à apprendre UML ?

Concernant le livre que vous citez, "Les inventeurs de maladies" j'en suis pour l'instant resté à la page 48... Cependant votre réaction est de nature à me redonner envie d'achever le livre et sa sémacarte. Je pense aussi que les 48 premières pages sont les plus touffues, le reste du livre permettant plus d'illustrer le propos. A confirmer.

En tout cas, mon postulat était que les sémacartes peuvent contribuer au partage de connaissance à partir d'un socle commun (le fait que vous et moi ayons lu le même livre par exemple) et mon fantasme est que les sémacarte soient auto-explicatives et quasiement auto-suffisante pour un besoin synthétique. Votre remarque me laisse penser que ce dernier objectif n'est pas utopique.

Ecrit par : Christophe | 27 septembre 2006

Dans quel contexte ai-je été amené à apprendre l'UML...? heuuuu, sais plus, mais cela fait plus de dix ans que je pratique la modélisation objet soit pour des développements d'applications (représentations mathématiques) soit pour la modélisation fonctionnelle de Systèmes d'Information.

Y a une question qui m'est venue plus tard de l'utilisation des sémacartes dans le cadre d'une collaboration:
dans la performance des sémacartes, quelle est la part du type de représentation choisie et quelle est la part des aptitudes synthétiques de l'auteur de la sémacarte?

Autrement dit, imaginons que vos aptitudes intellectuelles à réaliser une synthèse soient médiocres, quel sera le niveau de lisibilité/comprésension de votre sémacarte pour le collaborateur qui pourrait être amené à la valider ou à l'enrichir dans un contexte de projet collectif?

Cette question est liée dans mon esprit aux problèmes de partage de la connaissance et plus généralement de "gestion " de cette connaissance. Par expérience et expertise, je sais que ce type de projets (projet de KM) donne lieu à un déploiment formidable et en premier lieu, de choses techniques, voire technologiques, et pimpom, v'là que l'Homme s'en mêle et que le projet connait la débacle. Parce qu'en fait, les hommes ne partagent pas si facilement la connaissance. Y a des tas de raisons psychologiques, comportementales et intellectuelles/culturelles à cela, comme la capacité (et le désir) d'une personne de comprendre ce que fait une autre et la capacité (le désir) de cette personne de transmettre à une autre...Mais là, je crois que j'ai pas mal dévié du sujet initial que sont les sémacartes!

Ecrit par : Nathalie Marteau-Yarzabal | 27 septembre 2006

Très intéresssante cette remarque car elle nous place au coeur du partage des connaissances.

Je pense que la part du type de représentation (la sémacarte !) représente environ 30% par rapport à la part des aptitudes synthétiques de l'auteur de la sémacarte qui doit peser pour 70% environ.
Cela montre bien la subjectivite forte et la part d'ombre ou d'oubli qu'il peut y avoir dans ce type de travail. Voir par exemple à ce propos le commentaire d'Elizabeth (http://neocogit.blogspirit.com/archive/2006/09/23/le-voyageur-imprudent.html#c1150706).

Ceci est cependant vrai dans un premier temps, c'est à dire le temps de la conception initiale de la sémacarte. Ensuite, les rôles s'inversent !

En effet, le type de représentation devient alors fondamental car il est à la base et permet le partage et la communication des concepts-idées-connaissances entre plusieurs personnes. Les contributions de ces personnes seront sans doute mineures par rapport à la totalité de la sémacarte (déplacer ou supprimer un lien, en ajouter un, changer un nom, créer un nouveau concept, etc), mais essentielles pour atteintre un niveau niveau d'abstraction qui est celui de l'inter-subjectivité et du partage réel et effectif de connaissances.

Là aussi, ce qui se passe avec le voyageur imprudent (lien ci-dessus) est révélateur.

Bien entendu, je suis ici placé dans un cas idéal où la générorité, l'envie de partage des connaissances sont au rendez-vous. Ce qui peut ne pas être le cas dans beaucoup d'autres contextes, comme celui de l'entreprise.

Ecrit par : Christophe | 29 septembre 2006

Juste un article intéressant, je pense serait utile à bien des lecteurs de ce blog.

Ecrit par : meth clean pill | 09 décembre 2008

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